Ezéchiel de Sophie Griselle

Le livre

Dans ce livre, nous découvrons deux points de vues. Celui de Cal, un ado de dix-sept ans comme les autres, avec une petite amie qu’il connaît depuis toujours, des beaux-parents qu’il considèrent comme sa famille, et sa mère avec qui il a une relation fusionnelle. Seul bémol, son père qui est toujours absent à cause de son travail. Ah, et ses rêves aussi.

Petit à petit, il comprit que les sensations de son rêve le parasitaient : il percevait encore le goût âcre des comprimés dans sa bouche, la brûlure de l’alcool, une odeur de cigarette alors qu’il n’avait jamais fumé de sa vie.

Des rêves sombres et qui, étrangement, se suivent, nuit après nuit. Où Cal s’incarne en Ezéchiel, notre deuxième point de vue, un jeune homme de vingt-trois ans sans aucune émotion à cause de la drogue et qui en plus est l’homme de main d’un malfrat. Il semble avoir eu un passé difficile, raison pour laquelle il préfère ne pas avoir de sentiments. Sauf qu’Ezéchiel, c’est aussi le vrai prénom de Cal…

Alors, l’homme abat son poing sur lui, encore et encore, jusqu’à ce qu’il s’effondre face contre terre, le visage en charpie.

Mon avis

Note : ✬✬✬✬✩

J’ai d’abord été séduite par la couverture qui est magnifique, ainsi que par le résumé qui promettait beaucoup.
L’histoire est vraiment originale et Sophie à une belle plume. Les personnages sont très bien travaillés, attachants, et ont tous une histoire intéressante qu’on découvre au fil du roman.

La vérité nue du violon disperse la brume des comprimés, tandis que ses démons se pressent aux failles de son esprit, prêts à déverser sur lui une tout autre réalité.

La noirceur de son être.

Cependant, je suis assez mitigée sur cette lecture. Déjà, le fait de n’avoir aucun nom de ville, juste des « un grand centre urbain », « la capitale », « sur la côte est, « la frontière sud » etc, m’a dérangé. C’était pour moi moins immersif.
Ensuite, je trouve que le livre traîne finalement un peu trop en longueur (des descriptions de sentiments parfois excessives, des scènes qui traînes…), ce qui nous fait perdre le rythme, qui était pourtant bien lancé. Car on se mélange petit à petit entre les deux points de vue. Qu’est-ce qui est réalité ? Qu’est-ce qui est rêve ? Y a-t-il seulement un rêve ?

Le ciel était blanc. La terre entièrement noire. Entre les deux, toutes les nuances de gris. Il n’y avait pas de vent, pas d’oiseaux, pas de glycine. […] Tout était figé dans une sorte d’horreur stupéfaite.

J’ai assez vite compris où voulait nous emmener l’autrice et la fin ne m’a pas tant surprise que ça. Et finalement, elle est logique.
Ça reste tout de même une très bonne lecture (juste un peu longue), surtout pour un premier roman. Donc je conseille !

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