Et je danse, aussi de AL Bondoux et JC Mourlevat

Le livre

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre.

Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets.

Ce livre va vous donner envie de chanter, d’écrire des mails à vos amis, de boire du schnaps et des tisanes, de faire le ménage dans votre vie, de pleurer, de rire, de croire aux fantômes, d’écouter le Jeu des Mille Euros, de courir après des poussins perdus, de pédaler en bord de mer ou de refaire votre terrasse.

Ce livre va vous donner envie d’aimer. Et de danser, aussi !

Mon avis

Note : ✬✬✬✬✩

Dans ce roman épistolaire, tout commence quand Pierre-Marie Sotto, écrivain célèbre de soixante ans en panne d’inspiration, reçoit une grosse enveloppe de la part d’une admiratrice, mentionnant simplement le nom d’Adeline Parmelan ainsi que son adresse mail. L’écrivain suppose qu’il s’agit d’un manuscrit et écrit tout de suite un mail pour prévenir qu’il ne lit jamais les textes qu’on lui envoie. Si Adeline veut bien lui communiquer son adresse postale, il lui retournera l’enveloppe.

Ils commencent à échanger des mails, mais elle ne lui donne pas son adresse et se montre même insistante, ce qui irrite Pierre-Marie. Le ton va cependant changer et les mails vont être de plus en plus cordiaux, voire amicaux. L’écrivain va peu à peu dévoiler ses joies et ses peines, ses journées.
Adeline, quant à elle, se décrit elle-même comme grande, grosse et brune. Elle fait de la méditation, chante dans une chorale, danse et est plus jeune que Pierre-Marie.

Je me suis écroulée sur le canapé, où j’ai dormi en position foetale jusqu’au premier chant de l’oiseau parisien, à savoir l’automobiliste impatient (Connardus véhiculum) lançant son fameux coup de klaxon sur le boulevard.

Et au cours de ses échanges, Adeline change finalement d’idée : Pierre-Marie doit lui renvoyer l’enveloppe. Ou au moins ne pas l’ouvrir. L’auteur accepte de ne pas ouvrir l’enveloppe. Pour le moment.

Petit à petit, la tension monte. On se demande ce que peut bien contenir cette enveloppe pour qu’Adeline craigne à ce point que Pierre-Marie l’ouvre. Quelque chose qui mettrait fin à leur toute nouvelle amitié. Les échanges entre Adeline et Pierre-Marie sont aussi entre coupés de mail entre l’écrivain et des amis à lui.

Au fait, connaissez-vous la définition d’un ami ? C’est quelqu’un que vous pouvez appeler à 3 heures du matin pour lui dire : je crois que j’ai fait une très grosse bêtise, peux-tu venir avec une bâche et une pelle ? Et il vient.

J’ai apprécié les échanges entre Adeline et Pierre-Marie, leur humour à tous les deux. On se retrouve vite happé. Je n’avais encore jamais lu de roman épistolaire et je retenterai très certainement l’expérience !

Même si on ne rattrape jamais le temps perdu, on peut décider de ne plus en perdre.

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