La mante religieuse de Christal Card

Le livre

Gaëlle, pétillante jeune femme, souffre, sans le savoir, de troubles dissociatifs de l’identité. À la nuit tombée, elle laisse sa place à Élia, une prédatrice qui attire chez elle des hommes pour assouvir ses envies de sexe et de sang. Ceux qui se sont laissés prendre dans ses filets brûlent aujourd’hui en enfer.
/!\ Avertissement : Du fait des scènes de tortures et de sexe décrites dans ce livre, sa lecture est réservée à un public majeur et averti. /!\

Mon avis

Note : ✬✩✩✩✩

Cet avis contient quelques spoilers.

Alors, si le résumé pouvait présager une bonne histoire, ça n’a finalement pas été le cas. J’ai vraiment eu du mal à terminer le livre. Une semaine pour le lire alors qu’il fait seulement 224 pages…

Déjà, beaucoup d’erreurs qui auraient puent être évitées avec une bonne relecture et qui ont contribuées au fait que je suis de nombreuses fois sortie de ma lecture :
– de nombreuses erreurs de frappe,
– un manque de ponctuations tant dans le texte que les dialogues ou une ponctuation mal placée : -Pourquoi, ne pas m’en avoir informé lors de notre première séance ?
– des descriptions (parfois longues) dans les incises et des incises qui n’en sont pas vraiment : -Oups ! Pardon, une main devant la bouche lui faisant une pâle imitation de Betty Boop.
– un manque de logique dans la mise en forme des pensées, qui sont parfois en italique et parfois non.
– des formulations de phrase maladroite : il ne s’était cassé pas aussi proprement qu’elle l’aurait souhaité.
– beaucoup trop de répétitions, et parfois à seulement une ou deux lignes d’écart.

Ensuite, le style d’écriture de l’auteure ne m’a pas plus. Je ne l’ai pas trouvé fluide, la plupart des dialogues sonnent faux, il y a des différences de vocabulaire qui ne vont pas ensemble et qui me coupent dans la lecture. Pour moi, les scènes de meurtres étaient trop répétitives, j’ai même fini par passer ses passages. Le scénario est vite devenu prévisible, il n’y avait plus aucune surprise.

Niveau réalisme, j’ai tiqué sur pas mal de choses. Des incohérences concernant les scènes de meurtres, au niveau de l’exécution de certaines choses notamment. Comme bloquer une tête avec ses genoux tout en tranchant les oreilles ? Ou sur la réaction des victimes : ils se font couper des parties du corps et ne ressentent aucune douleur, restent pleinement conscient… Il y a également trop de simplicité à couper les dites parties du corps.
Quelques facilités scénaristiques aussi : comment nettoie-t-elle le sang sur le matelas ? Où met-elle les parties des corps qu’elle ne garde pas ?

Pour ce qui est des personnages, je n’ai accroché avec aucun, car ils manquent eux aussi de réalisme, et les dialogues qui sonnent faux n’aident pas. On a l’impression d’être face à des robots qui n’ont aucune spontanéité. Gaëlle va voir un hypnothérapeute pour résoudre un problème mais elle s’étonne de devoir lui dire pourquoi elle vient le voir ? Elle se met même en colère quand il lui pose des questions… Le praticien donne d’ailleurs directement un diagnostic et des conseils, ce qui donne l’impression que la séance est bouclée en dix minutes chrono.
Des réactions sont parfois un peu exagérées. Par exemple, quand Gaëlle dit bonjour à son père en lui effleurant à peine la joue, il trouve qu’elle lui dit bonjour comme s’il était son ennemi juré…

Donc vous l’aurez compris, cette lecture est pour moi un flop total et je ne recommande donc pas ce livre.

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