Le Livre
La fin de la trêve hivernale approche, et Mathilde découvre que ses voisins sont menacés d’expulsion. Les recours légaux n’ont rien donné. Mathilde n’a pas toujours été travailleuse sociale. Mathilde porte en elle de sombres secrets. Mathilde ne dit rien, mais Mathilde va prendre les choses en main. Dans ce premier roman des Chroniques de la place carrée, suspense et tension viennent bouleverser le portrait d’une femme brisée qui fait face à son dernier choix : se battre ou disparaître.
Mon avis
Note : ✬✬✬✬✩
J’ai vraiment adoré ce roman ! De ses personnages terriblement humains jusqu’à sa construction. On se doute qu’il est arrivé quelque chose à Mathilde dans son passé, mais quoi ? Pourquoi est-elle seule ? Pourquoi se contente-t-elle d’avancer sans vraiment vivre ? Ça, on va le découvrir au fil des pages, dans des passages qui entrecoupes le présent.
𝐿𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑣𝑖𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑣𝑖𝑒𝑠, 𝑜𝑛 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑚𝑝𝑙𝑖𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑜𝑛 𝑝𝑒𝑢𝑡. 𝐶𝑒𝑠 𝑡𝑒́𝑙𝑒́𝑝ℎ𝑜𝑛𝑒𝑠 𝑞𝑢’𝑜𝑛 𝑒𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑠𝑜𝑖 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑓𝑎𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑎̀ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑚𝑝𝑙𝑖𝑟 𝑐𝑒 𝑣𝑖𝑑𝑒. 𝑀𝑒̂𝑚𝑒 𝑠𝑖 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑢 𝑣𝑒𝑛𝑡, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑟𝑎𝑠𝑠𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡.
Mathilde sort de sa léthargie quand elle apprend que ses voisins vont se faire expulser. L’injustice sociale, elle en est entourée tous les jours. Parce qu’elle vit dans un quartier populaire, parce qu’elle est assistante sociale. Mais quand elle touche ses voisins, s’en est trop. Alors Mathilde agit. Quitte à passer de l’autre côté. Parce qu’il n’y a plus de recours légal possible.
𝐽𝑢𝑠𝑞𝑢’𝑎̀ 𝑞𝑢𝑒𝑙 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑑𝑜𝑢𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑜𝑖𝑡-𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑠’𝑒́𝑙𝑒𝑣𝑒𝑟 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢’𝑜𝑛 𝑜𝑢𝑏𝑙𝑖𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒 ?
C’est là que le compte à rebours commence. Pour Mathilde, mais aussi pour Gaëlle, Jean-Philippe, Mohammed, Mokhtar et bien d’autres. Certains sont attachants, d’autres beaucoup moins.
Un roman noir à tendance sociale donc, qui est le premier tome d’une série, “Chroniques de la place carrée” dont je lirai très certainement les suivants.